Talence, la ville des échoppes
Collée à Bordeaux au sud des boulevards, Talence prolonge naturellement les quartiers de Saint-Genès et de Nansouty. Dans ses rues les plus anciennes, l’échoppe règne : maison basse de plain-pied ou à étage partiel, façade en pierre de taille ornée d’une corniche, jardin à l’arrière et toiture en tuiles canal. Plus au sud, le paysage change avec les grands ensembles de Thouars, les résidences autour du campus et les maisons bourgeoises qui entourent le parc Peixotto, où la mairie occupe un château du XVIIIe siècle.
Pour un couvreur, Talence est donc avant tout un terrain d’interventions fines : toits mitoyens, accès étroits, matériaux anciens à respecter, zinguerie encastrée dans la maçonnerie. Ce ne sont pas des chantiers spectaculaires, mais ils exigent de la méthode, car une erreur sur un chéneau ou un raccord contre le mur voisin se paie par une infiltration chez vous… ou chez l’habitant d’à côté.
Notre bureau de la rue de Condé n’est qu’à une quinzaine de minutes de la plupart des rues talençaises, un peu plus aux heures de pointe sur le cours de la Libération. Cette proximité nous permet de passer rapidement constater une fuite, et de revenir le lendemain avec les tuiles et le zinc adaptés.
Anatomie d’une toiture d’échoppe talençaise
Comprendre comment est construit le toit d’une échoppe aide à comprendre pourquoi il fuit. Dans la grande majorité des cas, on retrouve les éléments suivants :
- une couverture en tuiles canal posée sur une faible pente, parfois directement sur voliges, parfois sur des liteaux ajoutés lors d’une réfection antérieure ;
- un faîtage parallèle à la rue, scellé au mortier, qui répartit l’eau entre un versant côté rue et un versant côté jardin ;
- côté rue, un chéneau encaissé dissimulé derrière la corniche de façade, qui recueille l’eau du versant avant ;
- des murs mitoyens de part et d’autre, avec des raccords en solin ou en bande de zinc contre les héberges des voisins ;
- une charpente en bois massif simple, faite de chevrons reposant sur les murs et parfois sur une panne intermédiaire.
Ces maisons ont souvent traversé plus d’un siècle. Leurs bois sont généralement de bonne qualité, mais ils ont pu subir des infiltrations anciennes, des attaques d’insectes ou des surcharges lors de travaux successifs. C’est pourquoi nous inspectons toujours la charpente depuis l’intérieur quand c’est possible.














