Une seule tuile cassée suffit à laisser entrer l’eau. Sur une toiture en pente douce comme on en voit partout en Gironde, la pluie poussée par le vent d’ouest remonte sous les tuiles, trempe les liteaux, puis l’isolant. Le remplacement de tuiles est donc l’une des interventions les plus simples et les plus rentables sur un toit… à condition d’être faite avec la bonne tuile, la bonne fixation, et un regard sur ce qui se trouve dessous.
C’est une prestation que nous réalisons presque chaque jour à Bordeaux et dans la métropole. Elle se distingue d’une recherche de fuite, où l’origine de l’eau reste à trouver – voir notre page couvreur à Bordeaux –, et d’une rénovation de toiture, qui reprend l’ensemble de la couverture. Ici, le problème est visible et localisé : des tuiles cassées, déplacées ou usées, qu’il faut changer vite et bien.
Pourquoi une tuile casse, glisse ou devient poreuse
Comprendre la cause, c’est éviter que le problème revienne trois mois plus tard. Voici ce que nous constatons le plus souvent sur les toits de la métropole bordelaise :
Le vent et les tempêtes
Les rafales soulèvent les tuiles non fixées, surtout en rive, en égout et près du faîtage. Une tuile soulevée retombe mal, se casse ou glisse et ouvre un passage à l’eau.
La grêle
Les orages de printemps et de fin d’été fendent les tuiles de terre cuite, parfois en étoile. Les fissures fines, invisibles depuis le sol, laissent suinter l’eau à chaque averse.
Le gel et la porosité
Une tuile ancienne, couverte de mousses, se gorge d’eau. Lorsqu’il gèle, l’eau emprisonnée se dilate et fait éclater la terre cuite en feuillets : c’est le « délitage ».
Le vieillissement
Au-delà de 50 à 80 ans pour la terre cuite, ou de 30 à 40 ans pour le béton, les tuiles perdent leur imperméabilité, se couvrent de microfissures et cassent au moindre choc.
Une mauvaise pose
Recouvrement insuffisant, pente trop faible pour le modèle, tuiles canal non fixées, liteaux mal espacés : les défauts de pose se paient au premier coup de vent.
Un passage sur le toit
Antenniste, installateur de panneaux, ramoneur ou voisin venu récupérer un ballon : marcher sur des tuiles sans savoir où poser le pied, c’est la casse assurée.
Autre cause fréquente : les tuiles glissées. Une tuile qui descend de quelques centimètres ne protège plus le joint qu’elle couvrait. En tuile canal, c’est souvent la tuile de couvert qui glisse faute de fixation ; en tuile mécanique, c’est le signe d’un tenon cassé ou d’un liteau pourri qui ne retient plus rien. Dans ce second cas, changer la tuile ne suffit pas : il faut reprendre le liteau.












